Kim
Spécialiste visas & intégration
En bref
Le visa D7 Portugal s'adresse aux personnes qui ont des revenus réguliers hors emploi local : retraite, loyers, dividendes, travail à distance. En 2026, le revenu minimum exigé est d'environ 820 euros par mois pour le demandeur principal. Tu déposes ton dossier au consulat portugais de ton pays de résidence. Délai moyen : 2 à 3 mois. Une fois sur place, tu obtiens un titre de séjour renouvelable.
Le visa D7 est la voie royale pour les Français qui veulent s'installer au Portugal sans bosser pour un employeur local. Retraités, rentiers, freelances à distance, digital nomads avec contrats étrangers : ce visa a été pensé pour toi. Voici ce que tu dois savoir avant de déposer ton dossier en 2026.
Le D7, officiellement appelé "visto de residência para atividade de investimento ou equiparados", cible les ressortissants non-UE qui ont des revenus réguliers et prouvables ne venant pas d'un emploi salarié au Portugal. En pratique, les profils éligibles sont :
Les ressortissants français, en tant que citoyens de l'Union européenne, n'ont pas besoin du visa D7 : ils ont la liberté de circulation. Le D7 concerne les non-UE. Si tu es franco-marocain, franco-brésilien ou si tu aides un proche non-européen, cette lecture reste utile.
Le seuil de revenu est indexé sur le salaire minimum portugais (SMN). En 2026, le SMN est fixé à 820 euros bruts par mois. Le calcul officiel appliqué par l'AIMA (ex-SEF) est le suivant :
Ces montants sont des minima. Les consulats et les agents AIMA ont un pouvoir d'appréciation. Présenter des revenus supérieurs de 20 à 30 % au seuil rend ton dossier plus solide. Un revenu net de 1 200 euros/mois pour une personne seule, c'est une base confortable.
Les revenus doivent être stables, réguliers et documentés. Une pension de retraite française coche ces cases sans difficulté. Un revenu freelance en hausse rapide depuis six mois sera scruté de près.
Le dossier se dépose en personne au consulat portugais de ta circonscription. Si tu résides en France, les consulats compétents sont Paris, Bordeaux, Lyon et Strasbourg (selon ton département). Voici les pièces généralement demandées :
Le contrat de bail portugais est souvent le document le plus dur à obtenir avant d'avoir le visa. La solution habituelle : séjourner d'abord au Portugal avec ton passeport UE (pour les Français), trouver un logement sur place, puis déposer le dossier D7 si tu dois régulariser un proche non-UE.
Pour un dossier complet et bien présenté, lis aussi notre article sur les démarches d'installation au Portugal qui couvre le NIF, le NISS et l'ouverture de compte bancaire.
Le délai légal de traitement est de 60 jours. En pratique, compte entre 2 et 4 mois selon le consulat et la saison. Le consulat de Paris est connu pour des délais plus longs que Bordeaux ou Lyon.
Étapes clés :
Une fois le visa D7 accordé, il est valable 4 mois pour entrer au Portugal. Dans ce délai, tu dois prendre rendez-vous à l'AIMA pour obtenir ton autorisation de résidence temporaire (titre de séjour), valable 2 ans renouvelables.
Le premier titre de séjour est accordé pour 2 ans. Il est renouvelable pour 3 ans supplémentaires. Après 5 ans de résidence légale et continue, tu peux demander la résidence permanente ou la nationalité portugaise (si tu remplis les conditions d'intégration, notamment le test de langue A2).
Conditions de renouvellement :
La règle de présence est stricte. Si tu passes plus de 6 mois consécutifs hors du Portugal sans dérogation, tu risques la non-reconduction du titre. Planifie tes séjours en conséquence.
Pour les implications fiscales de la résidence portugaise, notamment le régime RNH/IFICI qui peut réduire fortement ton imposition, lis notre dossier complet : Fiscalité NHR Portugal 2026 : ce qui a changé.
Depuis 2022, le Portugal propose aussi le visa D8 (anciennement "visa Digital Nomad"). Les deux visas sont souvent confondus. Voici les différences pratiques :
| Critère | Visa D7 | Visa D8 |
|---|---|---|
| Profil cible | Revenus passifs, retraités, remote workers | Remote workers actifs uniquement |
| Revenu minimum | 820 euros/mois | 4 × SMN, soit ~3 280 euros/mois |
| Type de revenus | Tous revenus réguliers | Salaire/contrat d'entreprise étrangère prouvé |
| Durée initiale | 4 mois + titre de séjour 2 ans | Identique |
En pratique, si tu es salarié en remote pour une entreprise française avec un bon salaire, le D8 est plus adapté. Si tes revenus sont mixtes ou proches du minimum, le D7 est plus accessible. Pour une analyse personnalisée de ta situation, fais notre test de matching Quitter France — le Portugal est dans le top 3 pour beaucoup de profils fiscaux et retraités.
La question se pose légitimement : toute cette paperasse vaut-elle le coup ? En chiffres bruts pour 2026 :
Pour un retraité français avec 1 800 euros de pension nette, le Portugal offre une qualité de vie que Paris ou Lyon ne permettent plus à ce niveau de revenus. Pour aller plus loin sur les chiffres, lis notre article Coût de la vie à Lisbonne pour les Français.
Le guide complet d'expatriation au Portugal couvre l'ensemble de ces sujets : S'expatrier au Portugal : le guide complet.
Oui, c'est même le profil le plus adapté au visa D7. Une pension de retraite française est un revenu stable, régulier et documenté. L'AIMA et les consulats portugais valorisent ce type de dossier. Tu devras fournir tes relevés de pension (CNAV, AGIRC-ARRCO) sur 3 mois et ton dernier avis d'imposition français.
Le D7 n'autorise pas le travail salarié pour un employeur portugais. En revanche, tu peux garder une activité freelance ou salariée pour des entreprises étrangères. Si tu veux travailler pour une entreprise locale, il faudra changer de statut de séjour après ton arrivée.
Oui, un justificatif de logement est obligatoire dans le dossier. Ça peut être un contrat de bail enregistré à l'AT, un compromis de vente ou, dans certains cas, une lettre d'hébergement. Trouver un logement avant d'obtenir le visa est la difficulté principale du processus. Certains candidats utilisent leur passeport UE pour entrer librement, se logent temporairement, puis constituent le dossier D7 pour un proche non-européen.
Les frais consulaires pour le visa D7 sont d'environ 90 euros (tarif 2026). Auxquels s'ajoutent les frais d'obtention du titre de séjour à l'AIMA (environ 83 euros) et les frais annexes : casier judiciaire apostillé, traduction, assurance santé (50 à 150 euros/mois selon la couverture). Budget global à prévoir pour la constitution du dossier : 300 à 500 euros hors logement.
Un refus doit être motivé par écrit. Les motifs les plus fréquents sont : revenus insuffisants ou instables, absence de logement justifié, casier judiciaire, dossier incomplet. Tu peux faire une demande de réexamen dans les 15 jours suivant la notification, ou redéposer un dossier renforcé. Un refus n'est pas définitif. Fais-toi accompagner par un avocat spécialisé en immigration portugaise si le motif de refus est contestable.
Oui, c'est même le profil le plus adapté au visa D7. Une pension de retraite française est un revenu stable, régulier et documenté. L'AIMA et les consulats portugais valorisent ce type de dossier. Tu devras fournir tes relevés de pension (CNAV, AGIRC-ARRCO) sur 3 mois et ton dernier avis d'imposition français.
Le D7 n'autorise pas le travail salarié pour un employeur portugais. En revanche, tu peux garder une activité freelance ou salariée pour des entreprises étrangères. Si tu veux travailler pour une entreprise locale, il faudra changer de statut de séjour après ton arrivée.
Oui, un justificatif de logement est obligatoire dans le dossier. Ça peut être un contrat de bail enregistré à l'AT, un compromis de vente ou, dans certains cas, une lettre d'hébergement. Trouver un logement avant d'obtenir le visa est la difficulté principale du processus. Certains candidats utilisent leur passeport UE pour entrer librement, se logent temporairement, puis constituent le dossier D7 pour un proche non-européen.
Les frais consulaires pour le visa D7 sont d'environ **90 euros** (tarif 2026). Auxquels s'ajoutent les frais d'obtention du titre de séjour à l'AIMA (environ 83 euros) et les frais annexes : casier judiciaire apostillé, traduction, assurance santé (50 à 150 euros/mois selon la couverture). Budget global à prévoir pour la constitution du dossier : 300 à 500 euros hors logement.
Un refus doit être motivé par écrit. Les motifs les plus fréquents sont : revenus insuffisants ou instables, absence de logement justifié, casier judiciaire, dossier incomplet. Tu peux faire une demande de réexamen dans les 15 jours suivant la notification, ou redéposer un dossier renforcé. Un refus n'est pas définitif. Fais-toi accompagner par un avocat spécialisé en immigration portugaise si le motif de refus est contestable.