Nicolas
Spécialiste fiscalité & démarches expatriation
En bref
Exercer en freelance Roumanie permet d'accéder au régime micro-entreprise : 1 % d'impôt sur le chiffre d'affaires si tu emploies au moins un salarié, 3 % sinon, jusqu'à 500 000 EUR de CA. Deux structures s'offrent à toi : la PFA (personne physique autorisée) ou le SRL. L'enregistrement prend 3 à 5 jours ouvrés via le portail ONRC. La flat tax personnelle est fixée à 10 %.
Se lancer en freelance Roumanie en 2026, c'est accéder à l'un des régimes fiscaux les plus compétitifs de l'UE : 1 % d'impôt sur le chiffre d'affaires via le statut micro-entreprise. Ce n'est pas une promesse floue. C'est un taux inscrit dans le code fiscal roumain, plafonné à 500 000 EUR de CA annuel. Voici ce que ça implique concrètement, structure par structure, coût par coût.
Deux voies légales s'offrent aux freelances étrangers en Roumanie.
La PFA (Persoana Fizică Autorizată) est l'équivalent de l'entreprise individuelle française. Simple à créer, moins de contraintes comptables. Mais la fiscalité est plus lourde : 10 % d'impôt sur le revenu, auxquels s'ajoutent 25 % de cotisations retraite (CAS) et 10 % de cotisations santé (CASS). Au total, la charge sur les revenus d'une PFA dépasse 40 % selon le niveau de rémunération.
Le SRL (Societatea cu Răspundere Limitată, l'équivalent de la SARL) combiné au régime micro-entreprise est la structure plébiscitée. Impôt sur le revenu : 1 % du CA si tu emploies au moins un salarié, 3 % sinon. Dividendes imposés à 8 %. Flat tax personnelle de 10 %. Capital minimum : 1 RON, soit environ 0,20 EUR. La responsabilité est limitée aux apports. Pour la majorité des freelances numériques, c'est le choix le plus rationnel. Notre guide dédié sur la micro-entreprise Roumanie détaille les calculs cas par cas.
Créer un SRL à l'ONRC coûte entre 80 et 120 EUR selon les données officielles du registre (frais de dossier en RON). Certains prestataires locaux facturent un forfait d'accompagnement autour de 150-200 EUR tout compris, ce qui explique les variations de chiffres selon les sources. Le capital minimum est de 1 RON. Les documents requis : acte constitutif, pièce d'identité des associés, justificatif de siège social.
Le délai : 3 à 5 jours ouvrés via le portail en ligne de l'ONRC. L'enregistrement en personne prend le même temps. Résultat : une société opérationnelle en moins d'une semaine. Pour les citoyens UE, aucune restriction particulière. 100 % de détention étrangère autorisée, traitement identique aux ressortissants roumains.
Le régime micro-entreprise roumain est plafonné à 500 000 EUR de CA par an. En dessous de ce seuil, le taux d'IS est de 1 % (avec salarié) ou 3 % (sans salarié). Au-dessus, le taux standard de 16 % s'applique.
Dividendes : taxés à 8 % à la source. Flat tax sur les revenus personnels : 10 % fixe, sans progressivité. Pour comparer : en France, l'imposition des bénéfices d'une micro-entreprise peut atteindre 40 % charges sociales incluses. La page fiscalité Roumanie donne le détail des conventions fiscales franco-roumaines.
Attention : ce régime est sous surveillance. La pression de la directive Pilier 2 de l'UE pourrait à terme imposer un taux minimum de 15 % aux structures dépassant certains seuils de CA. Personne ne peut garantir que le 1 % survivra au-delà de 2026-2027 sans réforme. Agis en conséquence.
La Roumanie est un hub IT. Plus de 15 000 postes tech non pourvus à l'échelle nationale. Cluj-Napoca concentre une scène startup dense : UiPath y a été incubé, aujourd'hui valorisé à 35 milliards USD. Les salaires locaux en tech tournent entre 2 000 et 4 500 EUR brut/mois pour les employés. Les freelances IT facturent entre 30 et 60 EUR de l'heure sur les plateformes internationales type Upwork, où la Roumanie figure parmi les pays les mieux représentés.
Le salaire médian local est de 900 EUR/mois environ. Ce contexte joue en ta faveur si tu factures en devise étrangère : ton pouvoir d'achat local est mécaniquement élevé. Un coworking à Bucarest ou Cluj coûte entre 50 et 180 EUR/mois selon la formule. La fibre est disponible à domicile pour 6 à 10 EUR/mois chez Digi, avec des débits dépassant 1 Gbps.
Tu cherches à comparer la Roumanie avec d'autres destinations low-tax ? Le comparatif meilleurs pays freelance expatrié met les chiffres en perspective.
Pour un citoyen UE qui crée un SRL en Roumanie, la liste est courte :
Pour activer le régime micro-entreprise, une déclaration spécifique auprès de l'ANAF est nécessaire. Elle se fait en ligne ou sur place. Le délai de traitement est généralement inférieur à une semaine.
Si tu envisages de t'établir durablement, consulte aussi le guide complet sur les expatriés français Roumanie pour les questions de résidence et d'intégration.
Premier piège : confondre PFA et micro-entreprise SRL. Ce sont deux régimes distincts avec des fiscalités très différentes. La PFA peut coûter plus de 40 % de charges au total. Le SRL micro-entreprise à 1-3 % est une autre logique entièrement.
Deuxième piège : ne pas anticiper la condition salarié. Pour accéder au taux de 1 %, il faut employer au moins un salarié à temps plein, y compris toi-même si tu te mets en contrat de travail dans ta propre société. Certains freelances s'auto-embauchent pour basculer au 1 %. Vérifie la légitimité de cette option avec un comptable local avant de l'appliquer.
Troisième piège : la dissolution. Si tu quittes la Roumanie, la liquidation d'un SRL prend de 3 à 6 mois et coûte entre 500 et 1 000 EUR. Ce n'est pas une sortie en deux clics. La cession des parts via notaire est une alternative plus rapide si tu trouves un repreneur.
Quatrième piège : la résidence fiscale. Pour bénéficier du régime, tu dois être résident fiscal roumain. Ça implique d'y passer plus de 183 jours par an ou d'y avoir ton centre d'intérêts vitaux. La double imposition avec la France est couverte par une convention bilatérale, mais le sujet mérite d'être examiné avec un fiscaliste avant la migration. Le questionnaire QFR peut t'aider à cartographier ta situation avant de prendre une décision.
Oui. Les ressortissants UE ont le droit de créer et détenir 100 % d'un SRL roumain sans condition de résidence préalable. L'immatriculation à l'ONRC est possible à distance, avec des documents certifiés. En revanche, bénéficier du régime micro-entreprise et de la flat tax à 10 % exige d'être résident fiscal roumain, c'est-à-dire de remplir les critères de présence (183 jours/an minimum) ou de centre d'intérêts. Créer la structure sans changer de résidence fiscale ne suffit pas à accéder aux avantages du régime.
Il est en vigueur et confirmé pour 2026, avec un plafond de 500 000 EUR de CA. Mais plusieurs signaux indiquent une pression croissante : la directive Pilier 2 de l'UE pousse vers un taux minimum effectif de 15 % pour les groupes dépassant certains seuils. Pour les freelances individuels en dessous de ces seuils, le risque à court terme est limité, mais le régime a déjà été modifié par le passé (notamment le plafond, qui était de 1 million EUR avant 2023). Anticipe une éventuelle réforme dans ta planification à moyen terme.
Les frais officiels de dossier auprès de l'ONRC se situent entre 80 et 120 EUR (soit RON 400-600 au taux actuel), selon le type d'acte et les frais de publication. Certains prestataires juridiques locaux proposent un accompagnement complet pour un forfait global de 150 à 200 EUR, ce qui inclut la rédaction de l'acte constitutif et les démarches ANAF. Le capital minimum est symbolique : 1 RON. L'enregistrement en ligne via le portail ONRC permet de finaliser la procédure en 3 à 5 jours ouvrés.
Dans le secteur tech et pour les clients internationaux, l'anglais suffit amplement. La scène IT de Cluj-Napoca et de Bucarest fonctionne majoritairement en anglais. Pour les démarches administratives (ANAF, ONRC), des formulaires existent en version simplifiée et des prestataires francophones ou anglophones peuvent te représenter. Le roumain est une langue latine : un francophone peut acquérir un niveau fonctionnel en quelques mois. Pour les secteurs hors tech (santé, droit, secteur public), le roumain devient indispensable.
Deux options : la liquidation volontaire ou la cession des parts. La liquidation via l'ONRC prend de 3 à 6 mois et génère des coûts de procédure de 500 à 1 000 EUR, avec apurement fiscal obligatoire auprès de l'ANAF avant clôture. La cession des parts à un tiers via acte notarié est plus rapide si tu trouves un repreneur. Dans les deux cas, les plus-values sur cession de parts SRL sont taxées à 10 %. Il n'existe pas de taxe de sortie sur les individus quittant la Roumanie, et la convention de double imposition franco-roumaine s'applique pour éviter une double taxation des gains.
Oui. Les ressortissants UE ont le droit de créer et détenir 100 % d'un SRL roumain sans condition de résidence préalable. L'immatriculation à l'ONRC est possible à distance, avec des documents certifiés. En revanche, bénéficier du régime micro-entreprise et de la flat tax à 10 % exige d'être résident fiscal roumain, c'est-à-dire de remplir les critères de présence (183 jours/an minimum) ou de centre d'intérêts. Créer la structure sans changer de résidence fiscale ne suffit pas à accéder aux avantages du régime.
Il est en vigueur et confirmé pour 2026, avec un plafond de 500 000 EUR de CA. Mais plusieurs signaux indiquent une pression croissante : la directive Pilier 2 de l'UE pousse vers un taux minimum effectif de 15 % pour les groupes dépassant certains seuils. Pour les freelances individuels en dessous de ces seuils, le risque à court terme est limité, mais le régime a déjà été modifié par le passé (notamment le plafond, qui était de 1 million EUR avant 2023). Anticipe une éventuelle réforme dans ta planification à moyen terme.
Les frais officiels de dossier auprès de l'ONRC se situent entre 80 et 120 EUR (soit RON 400-600 au taux actuel), selon le type d'acte et les frais de publication. Certains prestataires juridiques locaux proposent un accompagnement complet pour un forfait global de 150 à 200 EUR, ce qui inclut la rédaction de l'acte constitutif et les démarches ANAF. Le capital minimum est symbolique : 1 RON. L'enregistrement en ligne via le portail ONRC permet de finaliser la procédure en 3 à 5 jours ouvrés.
Dans le secteur tech et pour les clients internationaux, l'anglais suffit amplement. La scène IT de Cluj-Napoca et de Bucarest fonctionne majoritairement en anglais. Pour les démarches administratives (ANAF, ONRC), des formulaires existent en version simplifiée et des prestataires francophones ou anglophones peuvent te représenter. Le roumain est une langue latine : un francophone peut acquérir un niveau fonctionnel en quelques mois. Pour les secteurs hors tech (santé, droit, secteur public), le roumain devient indispensable.
Deux options : la liquidation volontaire ou la cession des parts. La liquidation via l'ONRC prend de 3 à 6 mois et génère des coûts de procédure de 500 à 1 000 EUR, avec apurement fiscal obligatoire auprès de l'ANAF avant clôture. La cession des parts à un tiers via acte notarié est plus rapide si tu trouves un repreneur. Dans les deux cas, les plus-values sur cession de parts SRL sont taxées à 10 %. Il n'existe pas de taxe de sortie sur les individus quittant la Roumanie, et la convention de double imposition franco-roumaine s'applique pour éviter une double taxation des gains.