Kim
Spécialiste visas & intégration
En bref
Le permis de séjour Roumanie prend la forme d'un visa D (long séjour) délivré pour jusqu'à 12 mois, renouvelable, couvrant travail, études, activité indépendante ou nomadisme numérique. Citoyens français : libre circulation UE, aucun visa requis. Non-UE : aviz de muncă obligatoire via l'employeur, quota annuel, frais de 120 EUR. La résidence permanente s'obtient après 5 ans de séjour légal continu.
Obtenir un permis de séjour Roumanie ne suit pas le même chemin selon ta nationalité. Citoyen français ou UE : la libre circulation s'applique, zéro visa. Ressortissant non-UE : un visa D long séjour est la porte d'entrée, avec des conditions précises, un quota national et 120 EUR de frais. Ce guide couvre les deux cas, chiffres à l'appui, pour 2026.
Les citoyens français bénéficient de la libre circulation UE. Pas de visa, pas d'autorisation préalable. Après 3 mois sur place, tu t'enregistres auprès des autorités locales pour obtenir un certificat d'enregistrement. La résidence permanente suit automatiquement après 5 ans de séjour légal continu.
Pour les ressortissants non-UE, le visa D (long séjour) est le sésame. Il couvre plusieurs catégories : travail salarié, activité indépendante, études, regroupement familial, nomadisme numérique. Durée initiale : jusqu'à 12 mois selon la catégorie. Le visa est renouvelable. Le visa Digital Nomad, lui, est renouvelable une seule fois pour une deuxième année ; au-delà, un changement de statut est requis.
Citoyens américains, britanniques et canadiens : entrée sans visa possible jusqu'à 90 jours. Au-delà, un visa D est obligatoire.
Le seuil de revenu dépend de la catégorie de visa. Pour le visa Digital Nomad, le seuil est fixé à 4 000 EUR par mois. C'est le critère le plus documenté et le plus sélectif de la gamme.
Pour les autres catégories de visa D (travail salarié, indépendant, études), les conditions de ressources sont appréciées au cas par cas par l'Inspectorat Général pour l'Immigration (IGI). Un contrat de travail ou une preuve de contrat avec une entreprise étrangère suffit généralement pour le volet salarié.
Bonne nouvelle côté langue : aucun test de roumain n'est exigé pour obtenir un visa ou un permis de séjour. La maîtrise du roumain n'est requise que pour une demande de nationalité (niveau B1 conversationnel). Dans les grandes villes, l'anglais est suffisant pour mener les démarches administratives courantes.
Le travail salarié en Roumanie pour un non-UE implique deux étapes distinctes.
Premièrement, l'employeur obtient une autorisation de travail (aviz de muncă) auprès de l'IGI. Quatre types existent : travailleur permanent, travailleur détaché, travailleur saisonnier, transfert intragroupe (ICT). Le système fonctionne par quota annuel. Délai de traitement : 30 jours. Coût à la charge de l'employeur : 100 EUR.
Deuxièmement, une fois l'aviz obtenu, le salarié demande son visa D en ambassade. Frais de visa : 120 EUR. Délai de traitement moyen : 30 jours. À partir d'août 2026, le portail WorkinRomania.gov.ro centralisera l'ensemble des inscriptions employeurs et demandes de visa travail non-UE en un point d'entrée unique.
Les digital nomads qui travaillent pour une entité étrangère sont exemptés de l'aviz de muncă. Ils déposent directement leur dossier de visa D en ambassade.
Si tu compares avec d'autres démarches européennes, consulte notre article sur le permis de séjour en Estonie : les deux pays partagent une logique de quota et d'autorisation préalable.
Le dossier de base pour un visa D comprend :
Selon la catégorie :
Pour l'assurance maladie, notre guide assurance santé Roumanie détaille les options disponibles selon ton statut.
Visa court séjour (type C) : 10 à 15 jours ouvrés. Dépose le dossier au moins 4 à 6 semaines avant la date prévue de départ.
Visa D (long séjour) : délai médian de 30 jours. Prévois une marge confortable, notamment en haute saison estivale où les ambassades sont plus sollicitées.
Autorisation de travail (aviz de muncă) : 30 jours côté employeur, avant même que tu ne déposes ton visa. La chaîne totale employeur + visa peut donc atteindre 60 jours dans le pire des cas. Anticipe.
Un point de vigilance : les dépassements de séjour sont désormais tracés par le système Entry/Exit System (EES). Un overstay peut compromettre l'éligibilité à un visa de travail D ultérieur en Roumanie. Ne prends pas le risque.
La trajectoire pour un non-UE se déroule en trois temps :
Une voie rapide existe pour les investisseurs : un investissement d'au moins 1 million d'euros ouvre un accès accéléré à la résidence.
Les citoyens français (et UE en général) suivent un chemin distinct : certificat d'enregistrement après 3 mois, résidence permanente après 5 ans. Leur conjoint non-UE bénéficie du droit au regroupement familial au titre de la directive européenne 2004/38, via une carte d'enregistrement dédiée.
Pour aller plus loin sur la dimension fiscale de cette installation, le guide fiscalité Roumanie couvre les taux d'imposition et la résidence fiscale. Et si tu hésites encore entre plusieurs destinations, compare les profils pays sur notre outil de matching.
Premier piège : croire que le visa D est acquis en déposant un dossier incomplet. L'IGI rejette sans appel un dossier sans aviz de muncă valide pour les salariés non-UE.
Deuxième piège : le quota annuel de travailleurs non-UE. Si le quota de l'année est atteint, ton employeur ne peut pas obtenir l'aviz, même avec un contrat signé. Démarre les démarches en début d'année civile.
Troisième piège : renouveler le visa Digital Nomad en croyant pouvoir enchaîner indéfiniment. Le renouvellement est limité à une seule fois. La troisième année nécessite un changement de catégorie de séjour.
Quatrième piège : l'overstay. Le système EES européen enregistre les entrées et sorties. Un dépassement de durée de séjour crée un antécédent qui pèse sur les futures demandes de visa D en Roumanie.
Pour voir comment d'autres pays européens gèrent ces mêmes enjeux, l'article sur le permis de séjour en Italie offre une comparaison utile.
Non. Les citoyens français bénéficient de la libre circulation UE : entrée libre, sans visa, sans autorisation préalable. Après 3 mois de séjour, il faut s'enregistrer auprès des autorités locales pour obtenir un certificat de résidence. La résidence permanente suit après 5 ans de présence légale continue sur le territoire roumain.
Les frais de visa s'élèvent à 120 EUR. À cela s'ajoute le coût de l'autorisation de travail (aviz de muncă) si tu es salarié : 100 EUR, payés par l'employeur. Prévoir aussi les frais de traduction et de légalisation des documents, variables selon le pays d'origine et les exigences de l'ambassade roumaine compétente.
Non. Le visa Digital Nomad est renouvelable une seule fois, ce qui couvre au maximum deux ans. À l'issue de la deuxième année, un changement de statut est obligatoire. Tu peux basculer vers une autre catégorie de visa D (travail indépendant, par exemple) si tu remplis les nouvelles conditions, dont la preuve de revenus à 4 000 EUR par mois pour le statut nomade.
Oui. La directive européenne 2004/38 s'applique : le conjoint non-UE d'un citoyen UE installé en Roumanie a un droit au regroupement familial. Il obtient une carte d'enregistrement spécifique pour membres de famille non-UE. Pour les résidents non-UE, le regroupement familial est possible après 1 an de séjour légal, sur présentation de justificatifs de logement et de ressources. Délai de traitement : 30 jours dans les deux cas.
À partir du 8 août 2026, WorkinRomania.gov.ro devient le point d'entrée unique pour les employeurs qui cherchent à recruter des non-UE en Roumanie et pour les demandes de visa de travail associées. Avant cette date, les démarches étaient réparties entre plusieurs guichets administratifs. Cette centralisation vise à réduire les délais et à dématérialiser les échanges. Si tu es en cours de procédure autour de cette date, vérifie directement sur le portail officiel que ton dossier a bien été migré.
Non. Les citoyens français bénéficient de la libre circulation UE : entrée libre, sans visa, sans autorisation préalable. Après 3 mois de séjour, il faut s'enregistrer auprès des autorités locales pour obtenir un certificat de résidence. La résidence permanente suit après 5 ans de présence légale continue sur le territoire roumain.
Les frais de visa s'élèvent à 120 EUR. À cela s'ajoute le coût de l'autorisation de travail (aviz de muncă) si tu es salarié : 100 EUR, payés par l'employeur. Prévoir aussi les frais de traduction et de légalisation des documents, variables selon le pays d'origine et les exigences de l'ambassade roumaine compétente.
Non. Le visa Digital Nomad est renouvelable une seule fois, ce qui couvre au maximum deux ans. À l'issue de la deuxième année, un changement de statut est obligatoire. Tu peux basculer vers une autre catégorie de visa D (travail indépendant, par exemple) si tu remplis les nouvelles conditions, dont la preuve de revenus à 4 000 EUR par mois pour le statut nomade.
Oui. La directive européenne 2004/38 s'applique : le conjoint non-UE d'un citoyen UE installé en Roumanie a un droit au regroupement familial. Il obtient une carte d'enregistrement spécifique pour membres de famille non-UE. Pour les résidents non-UE, le regroupement familial est possible après 1 an de séjour légal, sur présentation de justificatifs de logement et de ressources. Délai de traitement : 30 jours dans les deux cas.
À partir du 8 août 2026, WorkinRomania.gov.ro devient le point d'entrée unique pour les employeurs qui cherchent à recruter des non-UE en Roumanie et pour les demandes de visa de travail associées. Avant cette date, les démarches étaient réparties entre plusieurs guichets administratifs. Cette centralisation vise à réduire les délais et à dématérialiser les échanges. Si tu es en cours de procédure autour de cette date, vérifie directement sur le portail officiel que ton dossier a bien été migré.