Kim
Spécialiste visas & intégration
En bref
Le visa nomade digital Roumanie est un visa D (long séjour) qui exige un revenu minimum de 4 000 EUR par mois, travaillé pour un employeur ou des clients établis hors de Roumanie. Il coûte 120 EUR, se traite en environ 30 jours et est renouvelable une deuxième année. Au-delà, un changement de statut est obligatoire. Les citoyens français n'en ont pas besoin : la libre circulation UE s'applique.
Le visa nomade digital Roumanie attire de plus en plus de télétravailleurs non-européens : seuil de revenu fixé à 4 000 EUR par mois, coût de 120 EUR, et une capitale, Bucarest, où le budget de vie reste bien en dessous des grandes villes d'Europe occidentale. Avant d'entamer les démarches, un point s'impose : si tu es citoyen français ou d'un autre État membre de l'UE, la libre circulation européenne s'applique intégralement et ce visa ne te concerne pas. Ce guide cible les ressortissants non-UE qui veulent s'installer légalement en Roumanie pour y travailler à distance.
La Roumanie fait partie de l'espace Schengen depuis mars 2024 et de l'UE depuis 2007. Les citoyens de l'UE, de l'EEE et de la Suisse entrent librement avec leur passeport ou carte nationale d'identité, sans aucune démarche de visa. Les ressortissants français relèvent de cette catégorie : pas de visa, pas de quota, pas de seuil de revenu à justifier à l'entrée.
Les ressortissants américains, britanniques et canadiens peuvent séjourner sans visa jusqu'à 90 jours. Au-delà, il faut un visa D long séjour, dont la sous-catégorie nomade numérique. C'est de ce visa-là dont il est question dans ce guide.
Le plancher est clair : 4 000 EUR par mois. Ce seuil s'applique aux revenus générés pour le compte d'un employeur ou de clients établis hors de Roumanie. Travailler pour une entreprise roumaine depuis la Roumanie bascule dans un tout autre régime, celui du salarié local ou du travailleur indépendant roumain, qui lui requiert une autorisation de travail délivrée par l'IGI.
Les nomades numériques sont explicitement exemptés du système de quota annuel et de l'aviz de muncă, parce qu'ils n'occupent pas un emploi sur le marché local. C'est un avantage pratique non négligeable par rapport à d'autres catégories de visa de travail.
Pour calibrer ton projet financier à Bucarest ou à Cluj, consulte notre article sur le budget expatrié à Cluj : les chiffres concrets te permettront de vérifier si le seuil de 4 000 EUR couvre confortablement ton train de vie sur place.
La liste varie légèrement selon le consulat, mais les pièces de base sont constantes :
Aucune exigence linguistique n'est requise pour le visa ou le permis de séjour. Le roumain n'est obligatoire que pour une demande de naturalisation, où un niveau B1 conversationnel est attendu.
Pour la couverture santé, anticipe avant le départ : voir notre guide sur l'assurance santé Roumanie pour les options compatibles avec les exigences consulaires.
Le délai médian de traitement est de 30 jours. En pratique, prévois de déposer ton dossier au consulat roumain compétent dans ton pays de résidence au moins 4 à 6 semaines avant ta date d'arrivée souhaitée.
Le visa D est délivré pour une durée initiale allant jusqu'à 12 mois. Une fois sur place, tu dois demander ton permis de séjour temporaire auprès de l'IGI local dans les 90 jours suivant ton entrée sur le territoire. Ce permis peut couvrir 1 à 5 ans selon la catégorie.
À partir du 8 août 2026, WorkinRomania.gov.ro devient le point d'entrée unique pour les inscriptions et les demandes de visa de travail pour les ressortissants non-UE. Si tu déposes ton dossier après cette date, c'est par ce portail que les démarches transitent côté employeur ou, selon les modalités définitives, côté demandeur.
Oui, le visa nomade digital est renouvelable pour une deuxième année. Après ce renouvellement, un changement de statut est obligatoire : tu ne peux pas rester indéfiniment sous ce type de visa. Les options dépendent de ta situation à ce moment-là : activité indépendante avec une structure locale, salarié d'une entité roumaine, ou autre catégorie de résidence.
La résidence temporaire est cumulable vers la résidence de longue durée après 5 ans de séjour légal continu. La naturalisation, elle, requiert 8 ans de résidence légale en Roumanie (réduit à 5 ans pour les ressortissants UE mariés à un citoyen roumain).
Si tu envisages un statut freelance local en parallèle ou après ton visa nomade, l'article sur le freelance en Roumanie détaille les structures disponibles et la fiscalité associée.
Premier piège : le dépassement de séjour. Le système Entry/Exit System (EES) trace les entrées et sorties dans l'espace Schengen. Un overstay enregistré peut directement affecter ton éligibilité à un futur visa D ou à un permis de travail roumain. Ne compte pas sur un contrôle laxiste.
Deuxième piège : confondre nomade numérique et travailleur local. Dès que tu génères des revenus d'une source roumaine ou que tu es en relation de subordination avec une entité roumaine, tu sors du cadre nomade numérique. L'aviz de muncă devient nécessaire, et le quota annuel s'applique.
Troisième piège : la fiscalité. Le visa ne détermine pas à lui seul ta résidence fiscale. Passé 183 jours sur le sol roumain, les règles locales s'appliquent. Consulte notre guide sur la fiscalité en Roumanie avant de te positionner.
Si tu hésites encore entre plusieurs destinations pour ton installation en tant que nomade, le questionnaire QFR te permet de comparer les pays selon tes revenus, ton statut et tes priorités.
Oui. Il s'agit d'une sous-catégorie du visa D (long séjour), le visa roumain pour séjour prolongé qui couvre le travail, les études, le regroupement familial, l'activité indépendante et le nomadisme numérique. Le terme "visa nomade digital" est le nom usuel donné à cette voie spécifique, qui exige que l'activité soit exercée pour un employeur ou des clients établis hors de Roumanie.
Non. Un citoyen français bénéficie de la libre circulation européenne : il peut entrer, résider et travailler en Roumanie sans visa ni permis. Après 3 mois sur place, il doit simplement enregistrer sa présence auprès des autorités locales pour obtenir un certificat de résidence UE. Le visa D nomade numérique ne s'adresse qu'aux ressortissants de pays tiers.
Le seuil de 4 000 EUR par mois est le plancher exigé à l'instruction du dossier. Les consulats examinent généralement une moyenne sur les 3 derniers mois de relevés bancaires et contrats. Un revenu irrégulier qui plonge régulièrement sous ce seuil fragilise le dossier. L'idéal est de présenter des contrats à durée déterminée ou un historique de facturation stable. En cas de doute, contacte directement le consulat roumain compétent dans ton pays de résidence pour connaître leur pratique exacte.
Un résident non-UE peut demander le regroupement familial après 1 an de séjour légal en Roumanie, sous réserve de justifier d'un logement adapté et d'un revenu suffisant. Le traitement prend environ 30 jours. Les conjoints et enfants d'un résident UE, eux, bénéficient d'un régime plus favorable via la directive 2004/38, avec une carte de séjour pour membres de la famille d'un citoyen UE.
Le portail est prévu pour devenir le point d'entrée unique des demandes de visa de travail non-UE à partir du 8 août 2026. Pour les dossiers déposés avant cette date, les démarches suivent le canal consulaire classique. Vérifie l'état du portail directement sur workinromania.gov.ro au moment de ton dépôt, les modalités pratiques pouvant évoluer dans les semaines suivant le lancement.
Oui. Il s'agit d'une sous-catégorie du visa D (long séjour), le visa roumain pour séjour prolongé qui couvre le travail, les études, le regroupement familial, l'activité indépendante et le nomadisme numérique. Le terme "visa nomade digital" est le nom usuel donné à cette voie spécifique, qui exige que l'activité soit exercée pour un employeur ou des clients établis hors de Roumanie.
Non. Un citoyen français bénéficie de la libre circulation européenne : il peut entrer, résider et travailler en Roumanie sans visa ni permis. Après 3 mois sur place, il doit simplement enregistrer sa présence auprès des autorités locales pour obtenir un certificat de résidence UE. Le visa D nomade numérique ne s'adresse qu'aux ressortissants de pays tiers.
Le seuil de 4 000 EUR par mois est le plancher exigé à l'instruction du dossier. Les consulats examinent généralement une moyenne sur les 3 derniers mois de relevés bancaires et contrats. Un revenu irrégulier qui plonge régulièrement sous ce seuil fragilise le dossier. L'idéal est de présenter des contrats à durée déterminée ou un historique de facturation stable. En cas de doute, contacte directement le consulat roumain compétent dans ton pays de résidence pour connaître leur pratique exacte.
Un résident non-UE peut demander le regroupement familial après 1 an de séjour légal en Roumanie, sous réserve de justifier d'un logement adapté et d'un revenu suffisant. Le traitement prend environ 30 jours. Les conjoints et enfants d'un résident UE, eux, bénéficient d'un régime plus favorable via la directive 2004/38, avec une carte de séjour pour membres de la famille d'un citoyen UE.
Le portail est prévu pour devenir le point d'entrée unique des demandes de visa de travail non-UE à partir du 8 août 2026. Pour les dossiers déposés avant cette date, les démarches suivent le canal consulaire classique. Vérifie l'état du portail directement sur workinromania.gov.ro au moment de ton dépôt, les modalités pratiques pouvant évoluer dans les semaines suivant le lancement.